Les bords de vienne
Par abel, mardi 29 janvier 2008 à 15:43 :: coup de coeur :: #14 :: rss
Des photos et quelques pensées sur un des endroits les plus reposants de Limoges
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Je me suis réveillé avec une pêche d'enfer ce jour là. Pas besoins de regarder par la fenêtre pour savoir qu'il faisait
un soleil radieux. Ma petite malédiction personnelle, mon caractère dépressif est un véritable indicateur barométrique.
Pas évidant à vivre quand on vis à Limoges ou à Paris. Ou comment supporter un climat de grisaille et une humeur accordée
75 % du temps.
Donc soleil... Sourire jusqu'aux oreilles, avalé un cintre. Bouffer du clown... Je me dit chouette temps , journée idéale pour une balade avec sa copine. Sauf que la je me souviens que j'ai plus de copine. Pas grave, j'ai la pêche quand même.
Je prend mon télephone portable et aggrave mon dépassement de forfait d'une demi-douzaine d'appels à tout ce que j'ai de pote à Limoges, mais entre ceux qui ne veulent pas aller se balader parceque :"tu sais nous à Limoges on est pas autant en manque de vert que toi", ceux qui dorment encors et qui ne seront pas reveiller avant 18 heure, ceux qui bossent et ceux qui adorent se balader mais ne veulent plus me voir pendant un petit temps - il faut laisser le temps aux temps-, je me rend compte que ma chouette balade à deux va devenir une balade en solitaire et j'hesite franchement.
Il y a des sorties comme ça, qui sont terriblement agréable à deux et qui faite seul, ne réussissent qu'à réveiller notre douleur
et les souvenirs d'une époque plus heureuse où la vie était dual. C'est comme sortir voir un film au cinéma en solitaire, je ne
connais rien de plus triste.
Finalement, je me jette à l'eau - à la vienne ? - et je décide de faire ma balade ... seul.
Je ne regrette rien. Je passe un excelent moment. L'esprit bercé par le passage de l'eau et le defilement des canards.
Je
repense à Appollinaire "Sous le pont mirabeau coule la seine et nos amours ...", je sens réelement mes soucis partir au file
de l'eau et pour la première fois depuis bien longtemps, je peux profiter du présent entièrement sans pleurer le passé et craindre
le future.
Le vent joue avec les feuilles des arbres, les saules pleurent nos amours perdues, les grand-mêres marchent lentement
sur les berges et me regarde prendre mes photos. Les enfants courent et profitent de la vie, libre et heureux , insouciant.
Tout passe, tout est à sa place.
Souvenir de cette balade : quelques photographie, elles ont été prisent avec l'objectif de mon téléphone portable, alors soyez indulgent, il n'y a ni zoom ni fonctions avancé sur ces cochoneries. Enfin, elle me semble quand même rendre à peu près le bien-être que j'ai trouvé à cet endroit.








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