histoire de marc II
Par abel, mardi 1 janvier 2008 à 22:51 :: Textes & essais :: #9 :: rss
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Coincé, Inactif, ceux qui me connaissent savent le genre particulier de torture que peux représenter pour moi cette situation. Je suis un homme d'action. Peut-être est-ce pour cette raison que William qui sait si bien me comprendre parfois a laissé ici la plume, l'encrier et les vélins en m'enjoignant de profiter de ma convalescence pour faire le point sur les derniers évènements et sur la manière dont ils tirent leurs racines dans notre passé.
J'entends sa voix de voyageur fatigué comme si il était encore là : Il faut que chacun d'entre nous se souviennent du passé. Que nous en tirions leçons. Alors seulement auront nous peut-être le droit à un future.
Si il savait que la seul chose que j'ai écrit sur les précieux parchemins sont quelques lignes de mauvaise poésie, tentative infructueuse de retranscrire la beauté des paysages hivernaux parisiens, mon cher frère serait vraisemblablement fort déçut.
La culpabilité aidant, je finit par me convaincre qu'une fois de plus William n'a peut-être pas tord. Qu'il y a quelques intérêt à me replonger dans ses souvenirs fanés. Mais au bord du gouffre j'hésite. Malgré les années, des douleurs que je croyais enfouie, la rage aussi, menacent de me déborder tandis que surpris et tremblant, je sert mes mains l'une contre l'autre en une vaine tentative pour ne pas me laisser submergé par le noir mascaret de tristesse, de rage, de remord, de haine, de toute ses émotions dont je me croyait pourtant si bien protégé.
Lentement, je reprend mes esprits, calme ma respiration, récupère le contrôle de mon corps et de mes pensées. Se calmer. Il y a un début a tout cela. Il doit y avoir un moyen de comprendre.
Je suis Marc. Tout en maudissant les matelas trop mous, je me débat avec l'amas tentaculaire de drap, d'édredons, de couettes dans lequel je me suis emmêler durant la nuit. Je veux un matelas ferme et solide comme celui de Thierry, mais j'ai peur d'en parler a maman. Mes yeux ses promènent sur la fresque de bois peins qui fait le tour du lit a baldaquin ou je passe chacune de mes nuits. La-haut, des galions se font face en d'éternelle bataille navale, des indiens chevauchent à grand galop dans des prairies d'herbes fleuries, de charmantes fée et de faunes rieurs font la causette.
Je devrais me lever et m'habiller, me préparer mais je ne veux pas. Je ne veux pas y aller. Alors je reste là, allongé sur le dos, les yeux dans le vague à repensé à ma mère.
Je la revoie dans sa serre, vêtue d'une de ces robes d'été, toute fleurs et dentelles. Beaucoup trop courtes et simples pour la cours, elle ne pouvait se permettre de les porter que dans l'intimité de ses appartements. Par les carreaux de verre fumé de la verrière, les rayons de soleil déformé baignait la pièce d'un brouillard féerique d'or, de jaunes et de verts, si bien que même maintenant, il m'est impossible de me retrouver dans cette lumière tout aussi bien que de respirer l'odeur du muguet ou du chèvrefeuille sans être envahie de ses souvenirs d'elle.
habituellement, ces conversations dans la douce lumière, au milieux des plantes en pot qui envahissait la pièces posé par terre, sur des tables ou pendue au plafond par des cordes artistiquement tressés étaient sereine, heureuse. Habituellement ses traie fin était moins tiré que cette fois ci. Son beau regard noir moins fatigué
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